dimanche 27 septembre 2015

Défi de l'été : 1984

Et voilà enfin le dernier livre que je devais lire pour le défi proposé par Ségolène ! Mon avis n'est pas forcément frais; j'ai terminé le livre il y a quelques temps et beaucoup de choses m'ont empêché d'écrire ou de faire un brouillon de ce que j'en avais pensé. Je tiens donc à m'excuser de la qualité de ce qui va suivre : écrit un peu à la va vite entre deux siestes (j'imagine la note que j'aurais eu en rendant un papier pareil, haha).

Je vous rappelle que vous pouvez retrouver sur cet article l'explication du défi, ainsi que mes avis sur Coraline et Attachments


J'ai toujours été intriguée par ce livre, mais on ne me l'a jamais faite lire au collège ou lycée. J'avais eu jusque là, personnellement, la flemme de le lire toute seule, comme une grande. Ce défi a donc été parfait pour me pousser à le faire. 

Je pense que tout le monde connaît ce roman, ou au moins ce personnage énigmatique "Big Brother". Pour moi, c'était ça 1984 : Big Brother ! Un personnage dont je ne savais rien à part qu'il épie les gens, prêt à les prendre la main dans le sac au moindre faux pas. 

J'ai aimé lire ce roman, et je comprends aujourd'hui pourquoi il est si emblématique dans la littérature moderne ! Mais il est également compliqué et j'aurais aimé l'étudier, pour comprendre ainsi tout son sens et sa portée. Une lecture passive n'est clairement pas suffisante, et c'est pour cette raison que cet article est superficiel. 

Orwell relate dans 1984 la vie de Winston dans un Londres bien différent de celle que nous connaissons aujourd'hui, sous un régime totalitaire où l'homme devient peu à peu un instrument au gouvernement. Il est dénoué d'idées, de sentiments... Cette dystopie écrite en avant 1950 est effrayante ! Il n'y a plus aucune liberté pour l'Homme, tout est réécrit pour le convaincre que tout va bien, le monde est constamment en guerre mais personne ne sait vraiment pourquoi ou qui se bat contre qui. L'idée d'amour n'existe plus. Ce qui est effrayant est que, malgré de grandes différences avec notre monde d'aujourd'hui, il y a quelques éléments qui font bien partis de notre vie aujourd'hui. A Londres par exemple, il y a des caméras dans toutes les rues; en France, ils peuvent accéder à toutes nos consultations internet s'ils le souhaitent; la presse, parfois, sert de propagande... Mais le roman va beaucoup plus loin dans tout ça, et je ne souhaite pas en dire plus pour ceux qui n'ont pas encore lu ce roman. 

Pour ce qui est du style, c'est très simple, malgré l'utilisation du novlangue, langue inventée par le Parti avant de réduire le nombre de mot et ainsi la pensée des gens. Divisée en trois parties, nous suivons l'histoire de Winston Smith avec un certain intérêt. La dernière partie étant la plus importante, car c'est là que nous découvrons tout ce qui se passe dans la mystérieuse salle 101et ce que subissent les traîtres au Parti, ce que deviennent les personnes qui disparaissent du jour au lendemain... Mais ce texte est si riche qu'on ne peut se contenter d'une seule lecture, et c'est pour cette raison que je pense le relire plus tard et pourquoi pas faire des recherches dessus (il est certain que de nombreuses thèses doivent être disponibles en ligne).

Si vous l'avez lu, je serai très curieuse de connaître votre avis ou ce que vous avez appris sur 1984 en cours. Sinon, je ne peux que vous le recommander ! 

vendredi 18 septembre 2015

2 love: tea & coffe house

Il y a longtemps que je voulais écrire un petit truc sur cette petite enseigne de bouffe qu'on trouve à Londres. Lors d'une balade dans Londres (un "HP Tour" pour être plus précise), nous sommes tombées sur un food truck (ou plutôt une roulotte) par hasard : 2 LOVE Tea & Coffee House.



Les smoothies et les grandes jar d'Iced Tea nous ont tout de suite donné envie, et nous n'avons pas mis longtemps à craquer. Les prix peuvent un peu rebutés, mais il faut dire que c'est vraiment bon et de qualité. Tout ça sur une note healthy, parce qu'en plus des fruits ils proposent pas mal de recettes sans gluten.

Parce que la gourmandise est un très chouette défaut, je n'ai pas pu me contenter d'un smoothie (j'ai oublié les fruits, mais il y avait de la fraise, c'est certain), j'ai donc pris en plus un brownie et il était délicieux !



Et puis leur emplacement est très sympa : au bord de la Thames, presque en face de the House of Parliament, mais sans les centaines de touristes par secondes que l'on peut croiser sous Big Ben.


Vous pouvez les retrouver sur leur page FaceBook : ici.

samedi 12 septembre 2015

#OOTD6 : the hills are alive with the sound of music

Après des semaines, que dis-je ? DES MOIS ! sans articles sur des tenues : revoilà un OOTD. Je remercie Margaux, ma super copine expatriée à Londres, d'avoir accepté de jouer les photographes. Il fut d'ailleurs bien drôle d'attendre que Soho Square se vide pour prendre les photos. Comme toujours : je suis mal à l'aise comme pas possible, et j'essaie de ne pas trop avoir l'air coincée devant l'objectif. Ce qui explique les sourires crispés dont je suis devenue experte !

Mais j'aime partager ce genre d'article, parce que je m'intéresse depuis toujours à la mode (j'étais une fashionista dès le berceau) et j'aime bien montrer mes idées de tenues, ou derniers achats. 


Pour le coup, il n'y a qu'un élément de ma tenue qui est neuf : le reste est dans ma garde-robe depuis quelques temps, déjà vu ici ou récupéré.

C'est quelque chose que j'aime faire de plus en plus, d'ailleurs : donner une seconde vie à certaines pièces. Comme cette jupe de chez Monoprix, je la portais pour la première fois, bien qu'on me l'ait donnée il y a plus d'un an. J'attendais juste d'avoir enfin un haut pour aller avec, et surtout pour casser le côté "vieillot".

En tout cas, je l'adore cette jupe ! Quand je tourne, je me sens comme Julie Andrews dans La Mélodie du Bonheur.


C'est donc avec ma nouvelle chemise en jean, de chez H&M dans la collection Conscious, que j'ai finalement réussi à l'assortir. C'était vraiment la pièce qui me manquait et je ne regrette pas cette acquisition : elle est légère, la matière agréable... 


Pour me couvrir du froid qui s'installe doucement en Angleterre, j'avais mon perfecto Zara. Histoire d'ajouter un peu de rock à cette tenue plutôt sage, accompagnée mes André d'amour (vues ici).

Et je ne peux sortir sans mon sac, acheté il y a quelques mois chez Accessorize. J'ai tout de suite craqué pour sa forme et sa taille passe-partout, il m'oblige à ne prendre que l'essentiel et à ne plus m'encombrer.




Perfecto ZARA / Chemise H&M "Conscious" / Jupe MONOPRIX / Chaussures ANDRE / Sac ACCESSORIZE / Rouge à lèvres et vernis KIKO

mercredi 9 septembre 2015

Cendrillon (critique)

Avant que le site Blockbuster Mania ne ferme, j'avais rédigé la critique de ce dessin-animé, et j'avais bien envie de la partager ici (et c'est un moyen de combler le vide intergalactique que vit le blog en ce moment). La voici...


C'est la seconde princesse née aux Studios Disney, elle est tirée d'un conte de Charles Perrault et 55 ans après sa première diffusion au cinéma, elle continue d'en faire rêver beaucoup. Elle s'est même trouvée une seconde jeunesse dans une adaptation live. 

Ce fut durant plus de dix ans que Walt Disney et différentes personnes travaillèrent sur le long-métrage de Cendrillon, de nombreux scripts ont été faits avant d'être délaissés pour travailler sur d'autres films. Avec cette nouvelle héroïne, on sait qu'ils veulent retrouver le succès qu'ils avaient connu lors de la sortie du premier film : Blanche-Neige et les Sept Nains. On retrouve d'ailleurs beaucoup de similitudes entre les jeunes filles, que ce soit physiques ou morales. Et ce fut un franc succès, après de nombreux films minimes parmi les « Classiques », ce douzième long-métrage permit à Walt Disney d'entrer dans une nouvel âge d'or qui perdurera jusqu'à sa mort. 

Cendrillon est une orpheline qui, après le décès de son père, devient la femme de ménage sous les ordres d'une belle-mère jalouse et tyrannique. Tout comme Blanche-Neige, donc. Elle est entourée par deux demi-sœurs, Javotte et Anastasie, qui la traitent aussi mal que leur mère. L'adaptation du conte suit plus la version de Perrault que celle des frères Grimm. Et dans la version Disney, le tout est bien plus simplifié, plus pure. 

Ainsi Cendrillon s'exprime en chantant, parle aux animaux, ce qui est là pour en faire un personnage attachant. Aujourd'hui, malheureusement, l'image d'elle n'est plus vraiment la même. Au contraire, elle semble bien plus naïve, à l'instar de sa grande-sœur, première princesse Disney. Il faut tout de même reconnaître que malgré cette candeur chez elle, elle reste un personnage féminin qui s'émancipe elle-même, tout en désobéissant, d'une vie qui se résume à de l'esclavage et d'humiliation. C'est un personnage subtilement écrit, profondément ancré dans l'univers Disney, encore aujourd'hui.

Au contraire, le prince n'est qu'un personnage minime et un moyen de changer de vie, l'histoire d'amour est peu présente à l'écran finalement. Celui-ci reste sans réel nom et apparaît que durant très peu de scènes. Jusque dans son apparence, il est très fade. 



Les héros du film sont sans aucun doute les animaux. Des souris qui parlent et qui cousent une robe pour Cendrillon, qui la libèrent lorsqu'elle en a besoin. Ils apportent beaucoup de scènes comiques, par exemple les personnages secondaires les plus appréciés de ce film sont plus Gusgus et Lucifer, la souris qui se fait poursuivre par un chat mesquin. Les animaux représentent aussi les caractères de leurs maîtresses, ainsi Lucifer se comporte ainsi à cause de Lady Tremaine, tandis que les souris sont généreuses et serviables tout comme Cendrillon l'est. Une scène dans laquelle les animaux sont au centre de l'action fut ajoutée peu de temps avant la finalisation du film, dans le simple but de dynamiser l'histoire. Ce qui est plutôt réussi. Et sans eux, le film perdrait tout son intérêt.

L'animation est très réussie. Walt Disney confie cette tâche à des personnes de confiance, dont Wolfgang Reitherman qui avait déjà travaillé sur Blanche-Neige et les Sept Nains, Pinocchio et Dumbo ; ou Marc Davis qui eut la charge d'animer Cendrillon. On retrouve un graphisme soigné, même en avance sur son temps pour certains effets (notamment l'apparition de marraine la fée ou encore la scène où Cendrillon se reflète dans les bulles de savon). Les arrières plans souvent sont plus flous, rappelant un aspect de la rêverie qui rappelle la première chanson, Tendre Rêve. Les personnages sont dessinés en fonction de leur caractère également, quelques fois même de façon clichée : Cendrillon a un visage doux, des cheveux blonds, elle est la femme typique des années 50. Alors que Javotte et Anastasie sont ridiculement grossières avec de grands nez, longs pieds et robes peu seyantes. Mais en général, l'animation du long-métrage est parfaite, les mouvements sont souvent décalqués sur ceux d'acteurs, les couleurs sont soignées... 

Tout comme la musique du film, orchestrée par Mack David, Al Hoffman, Jerry Livingston et Paul J. Smith entre autres. Ils signent une bande-originale qui aujourd'hui encore nous fait écho. Les chansons de Cendrillon représentent parfaitement l'univers de la future princesse, ses émois et ses sentiments ; et plusieurs d'entre elles sont désormais parmi les classiques du genre. D'ailleurs, le film fut nominé trois fois aux Oscars, dont Meilleure Chanson pour Bibbidi-Bobbidi-Boo. Le film est également fortement rythmé, par exemple avec la séquence des douze coups de minuit, où chaque sonnerie correspond à une action de Cendrillon lors de sa fuite. 

Il y a dans Cendrillon tout ce qui fait d'un long-métrage Disney un grand Classique : de l'amour, le bien qui triomphe du mal, tout ça en chansons. Et la magie, comme le rêve, sont toujours là, même cinquante ans après.